Vivre sans voiture (ou presque) : ils ont testé !

La voiture, vous savez bien que ça pollue, mais vous ne vous imaginez pas une seule seconde vivre sans elle. C’est pourtant l’expérience à laquelle ont accepté de se plier, durant deux mois, une cinquantaine de volontaires, dans le cadre de l’opération #SansMaVoiture
organisée par Koolicar et la Maif et soutenue haut et fort par l’Ademe.
Bilan…

Une désintoxication rapide

Premier point positif : l’adaptation s’est faite rapidement. Seule la moitié des participants ont en effet rencontré des problèmes pour se déplacer sans leur voiture à la fin de la première semaine et ils n’étaient plus qu’une dizaine dès la deuxième. De nouveaux réflexes se sont installés avec la découverte des solutions des mobilités alternatives qui s’offraient à eux. Les participants ont ainsi utilisé le plus souvent le vélo, le tram (sur Bordeaux), la marche et le bus pour leurs déplacements quotidiens.

Une qualité de vie améliorée

Après ce départ prometteur, l’expérience a continué sur cette bonne lancée pour la majorité des « cobayes ». Moins stressés par les embouteillages et les problèmes de stationnement, les participants ont ainsi reconnu que les modes de transport alternatifs permettaient également d’améliorer leur condition physique ou de profiter de leur temps de transport pour faire autre chose : « Je prends le bus pour aller au travail. Afin de passer le temps
intelligemment, je me suis abonné à une application me permettant d’apprendre l’anglais », explique Brice à Niort. Des avantages auxquels s’ajoute aussi l’aspect financier.

« C’est vraiment stupide de dépenser autant d’argent et
d’accorder autant de valeur à un objet qui sert juste à se
déplacer ! »

L’autopartage, une véritable découverte

Avec une société comme Koolicar dans l’équipe organisatrice, l’autopartage ne pouvait qu’être au menu de l’opération. Plus d’un tiers des participants ont ainsi utilisé l’un des services d’autopartage proposés par cette société ou
par d’autres start-up dédiées à ce secteur comme Citiz ou Bluecub. Pour limiter les contraintes d’organisation et rester libres d’improviser leurs déplacements, la solution avancée par les usagers reste les voitures autopartagées à proximité immédiate… « Le seul bémol, c’est la contrainte du temps que l’on ressent plus fortement. On peut plus difficilement improviser une journée », déplore Dalinda à Bordeaux. « Si j’habitais à proximité d’une voiture autopartagée, je crois que je me passerais de voiture personnelle sans hésiter. C’est la petite marge de liberté qui me manque en ce moment. »

Voitures à vendre

À mi-parcours, un seul participant souhaitait conserver son véhicule alors que plus d’un tiers étaient déjà prêts à la vendre. Des chiffres très encourageants qui réduiraient de manière considérable les problèmes de stationnement, de pollution et de trafic s’ils étaient appliqués à l’ensemble
du territoire ! « L’autopartage entre particuliers est un moyen exceptionnel d’offrir un service de proximité accessible et pratique sur tout le territoire, commente Stéphane Savouré, fondateur de Koolicar. Tout l’enjeu est maintenant de trouver dans chaque rue française des propriétaires qui jouent le jeu du partage »

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